Il Purgatorio Ristorante – Tempio Pausania (Italie)

Le résumé
J’étais content de trouver ce resto pour déjeuner après le marché Campagna Amica de Tempio Pausania. Il y a un vrai effort dans la proposition, tout n’est pas parfait, mais le patron met du coeur à l’ouvrage, le chef aussi en cuisine, assurément l’adresse de cuisine sarde élaborée de la ville.
Le lieu
Quand il fait beau on a envie d’être en terrasse, mais on est aussi content d’être au frais. J’ai bien aimé la clientèle en ce déjeuner de semaine, un mélange de locaux qui viennent là pour le plaisir, d’autres lors de leur pause déjeuner et des personnes venues d’autres régions de Sardaigne qui étaient visiblement là pour le boulot.

Le père du patron était carabinieri donc il y a une superbe collection de calendriers de carabinieri accrochée au mur.

L'équipe
Au début, j’ai un peu tiqué sur la dame qui paraissait renfermée et sombre comme sa tenue noire alors que le monsieur était lui très accueillant et jovial. Au fur et à mesure du repas, la dame s’est déridée, il semble qu’elle était plutôt timide.
Le repas
Le patron nous a très bien guidés tout au long du repas, on a fait un mix de nos envies et de nos recos. Le truc top c’est que sans être touristique, le resto a un menu traduit en anglais et en français.




Pour les vins, c’est sur le tableau, ce qui est cool c’est que tous les vins sont sardes.

Un Vermentino di Gallura de chez Tenuta Paltusa pour commencer le repas

Entrées
1ère mazza frissa pour moi, j’ai vu que Petite Cuillère et Charentaises avait écrit un chouette article dessus. Cette recette originaire de la région de Gallura où je me trouvais est composée de seulement 3 ingrédients : la crème de vache, la farine de blé dur (ou de semoule) et le sel. Elle peut être servie salée ou sucrée. Ici, son goût réconfortant mais assez neutre était rehaussé par la guanciale croquant et les artichauts.

Fromage sarde peretta entouré de pancetta rôtie, miel, noix, roquette

Petit point à revoir sur ces deux entrées, la température, elles étaient un peu trop froides, je l’ai dit au patron qui s’est montré très à l’écoute.
Un autre Vermentino, « Canayli » ,de la Cantina Gallura

Le sanglier le plus tendre jamais mangé (j’adore le sanglier) servi avec une sauce tomate aigre-douce et épinards pimentés aux amandes en accompagnement.

Les épinards épicés aux amandes étaient trop salés, j’en ai parlé au patron qui a été vérifier et effectivement il y avait eu une erreur, ils m’ont renvoyé un autre plat et là c’était très bien et il nous a aussi offert un verre de vin comme geste commercial.

Un Nebbiolo « Babbai Jolzi » de Villa Lauras


Raviolis au mérou servi avec crevettes et sauce à la boutargue, bons produits, mais le plat manquait de goût.

Dessert
Un des meilleurs seadas jamais mangés (le dessert sarde typique)

Un dessert encore jamais vu : licaritti, une forme de ravioli mais cette pâte renferme de la ricotta douce.

Et tout au long du repas des vins sardes sans oublier le malvasia de Bosa exceptionnel, une production familiale du patron Pierfranco, originaire de Bosa.
Le bilan
Un excellent déjeuner, une option finalement plutôt rare en Sardaigne, une cuisine locale, raffinée et authentique.
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